La réhabilitation sur implants zygomatiques est réservée aux cas d’atrophie extrême du maxillaire supérieur.
Solution pour les atrophies osseuses sévères
La réhabilitation sur implants zygomatiques est réservée aux cas d’atrophie extrême du maxillaire supérieur c’est-à-dire lorsque les volumes osseux résiduels ne permettent pas la pose d’implants conventionnels.
Un implant zygomatique est plus long qu’un implant en titane comme précédemment décrit. Il possède un ancrage double, dans l’os de la pommette (os zygomatique) et dans l’os de la mâchoire supérieure (os alvéolaire). L’os zygomatique est particulièrement stable et dense.
Il possède un design particulier (partie rugueuse et partie lisse) ainsi qu’un positionnement spécifique angulé sur lequel sera connectée une prothèse complète fixée.
Leurs avantages sont multiples :
Un bilan pré-implantaire sera indispensable afin de poser rigoureusement l’indication d’une telle réhabilitation. Cette technique s’inscrit dans une approche moderne de l’implantologie afin de répondre aux situations cliniques les plus complexes.
Comment se déroule l’intervention ?
Les grandes étapes
L’intervention est plus complexe que l’implantologie conventionnelle.
C’est une technique opératoire exigeante qui requiert une expertise spécifique et une parfaite maitrise de l’anatomie maxillo-faciale. Les complications à court et long terme sont plus invasives que l’implantologie traditionnelle, il faut savoir les anticiper et les prendre en charge. Notre équipe de Chirurgie Orale s’est spécifiquement formée à cette technique rigoureuse. Elle se réalisera sous anesthésie générale.
- La première étape est chirurgicale est permet la pose de 2 à 4 implants zygomatiques pour réhabiliter une arcade complète.
- La deuxième étape est celle de la mise en charge, la plupart du temps immédiate ou différée de quelques jours. Elle permet la pose d’une prothèse provisoire connectée aux implants. Elle assure essentiellement un rôle esthétique et oriente la cicatrisation des tissus autour des implants. Elle ne sera pas pleinement fonctionnelle, une adaptation de l’alimentation sera indispensable pendant cette période.
- Enfin, la dernière étape sera celle de la prothèse définitive après un délai de cicatrisation de 4 à 6 mois. La prothèse provisoire sera retirée et une nouvelle prothèse sera conçue. Celle-ci assurera un rôle fonctionnel et esthétique.
Une maintenance implantaire au moins annuelle sera ensuite à réaliser afin d’intercepter toute problématique qui pourrait compromettre la pérennité du traitement. Le maintien d’une hygiène bucco-dentaire rigoureuse est un facteur clé de longévité du traitement. Un accompagnement dans la durée est essentiel pour préserver le résultat.
